Nous quittons le désert pour nous rendre sur la côte pacifique, d'abord dans la ville d'Iquique, puis dans celle d'Arica (à la frontière avec le Pérou). Notre objectif est d'arriver tranquillement à Putre, une ville dans l'altiplano Chilien, à l'extrême nord du pays. 

La route est longue... et droite! Les chiliens sont des rois de la ligne droite qui fait des kilomètres et des kilomètres... et avec la chaleur et le soleil l'horizon se confond, on croit voir quasiment des mirages! Il faut rester très prudents et ne pas piquer du nez.

Lors de notre trajet nous passons à côté de la plus grande mine à ciel ouvert au monde. Elle semble vraiment immense, nous croisons de nombreux camions chargés de marchandise ou de matière première.

La route devient plus sympa lorsque nous quittons le désert pour arriver sur la côte, désertique elle aussi! Mais ça fait du bien de redescendre en altitude et de voir le bleu de l'océan. Nous nous arrêtons dans une ville portuaire pour manger un sandwich dont les chiliens ont la spécialité à base d'avocat et de viande grillée. Puis nous longeons la côte sur des kilomètres avant d'arriver à Iquique.

Pour une fois nous avions réservé notre chambre, ce qui simplifie la vie quand on arrive en fin d'après midi dans un ville de 200 000 habitants. Nos hôtes sont super sympas et nous donnent plein de bonnes adresses de resto/bar, ça va nous changer des pâtes, du riz et de la soupe en sachet que l'on s'est préparés toute la semaine à San Pedro de Atacama! 
Du coup, le soir on trinque à notre arrivée à Iquique en partageant une Pichanga : plat de frites, recouvertes de viande (boeuf poulet et porc) et de légumes marinés... hum trop bon! 

On va même se balader dans un supermarché et c'est bête mais on a l'impression d'être à la maison, on retrouve du fromage "français", du chocolat... promis, nous n'avons rien acheté de français mais c'est rigolo de retrouver du "camembert" ou  du "fromage île de France"! 
 

Station balnéaire sur le Pacifique

 

Vertèbres de cachalot...?

 

Au rayon pâtisserie!

 

Une Pichanga pour 2!

 

Le lendemain, nous décidons de visiter la ville fantôme d'Humberstone, non loin d'Iquique. Jusqu'à 5000 habitants y ont vécu, ils travaillaient dans la mine de salpêtre implantée dans la ville. Lors de la femerture de la mine dans les années 1960 tout le monde est parti, laissant derrière eux toute une histoire... La ville est restée en très bon état car située dans une région très aride, donc l'eau n'a pas pu abîmer les maisons. C'est vraiment impressionnant! Il y règne une ambiance très particulière, on croirait voir surgir un mineur au coin de la rue. On a pu essayer d'en savoir un peu plus sur leur vie ici à cette époque. Ce fut une visite très intéressante! 


En fin d'après midi nous rentrons à Iquique, et nous nous baladons en bord de mer, il y a une compétition de surf et sur le port des tas de lions de mer et de pelicans qui se disputent quelques restes de poissons! Trop rigolo à voir... même si les lions de mer ne sont franchement pas très gracieux.

Humberstone, ville fantôme

 

 

 

 

Sur le port d'Iquique en fin de journée...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendeman nous prenons la route pour Arica. Nous montons et descendons dans un nombre incalculable de vallées! Et au fond de l'une d'elle nous tombons sur un minuscule restaurant de routiers, où nous mangeons pour dix, alors que nous avions commandé pour deux! Les chiliens sont généreux en cuisine! mais c'est cuisiné avec amour et ça nous redonne de l'énergie pour la fin du voyage.

Arrivés à Arica le 21 mai, jour férié au Chili car c'est la commémoration d'une bataille navale lors de la guerre du Pacifique, nous faisons un tour en ville. C'est désert et l'ambiance est glauque... le soir, pas le choix de dormir dans nos sacs de couchage tellement la propreté du lit laisse à désirer. Vivement que l'on reparte d'ici! 

Géoglyphe : le géant d'Atacama

 

Port d'Arica

 

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